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Prix du livre de Communications et Société: L'itinéraire spirituel d'un baby-boomer parmi les finalistes

Publié le : 2017-03-01 a 14h34 | Catégorie : Prix littéraire, Actualités

Crédit photo: Éditions Médiaspaul

 

Les baby-boomers sont passés à l’histoire comme la génération ayant massivement tourné le dos à l’Église et à la société traditionnelle qu’avaient connu leurs parents et grands-parents. Nés en plein cœur de la prospérité économique des années 1950 et 1960, les baby-boomers ont rêvé d’une société plus libre et plus émancipée «qui valorise le plaisir et l’épanouissement individuel, notamment par la pratique d’une sexualité libre, rendue possible par l’arrivée de la pilule anticonceptionnelle». Société dans laquelle «les curés sont remplacés par Elvis et les Beatles, au son desquels les jeunes filles dansent en minijupe».

 

Lorsque les baby-boomers s’intéressent aux quêtes spirituelles, ils le font généralement loin de l’Église et des sentiers battus, adoptant plus volontiers les spiritualités orientales, imitant en cela leurs idoles, les Beatles. Non sans raison, les baby-boomers sont parfois qualifiés de «génération de la rupture religieuse», ceux-ci ayant tourné le dos à l’héritage catholique. Or, paradoxe s’il en est un, bon nombre de ces boomers sont en fait animés par un questionnement spirituel parfois très intense, ponctué d’essais, d’erreurs, d’explorations et de métissages. Tel est le cas de Serge Provencher, enseignant à la retraite et auteur de Zigzags et encens.

 

Préfacé par le regretté chanoine Jacques Grand’Maison, Zigzags et encens nous permet justement de découvrir l’itinéraire spirituel — hétéroclite mais néanmoins sincère —  d’un baby-boomer. Affirmant être animé par un authentique «goût du christianisme» et par «la peur de passer à côté de Dieu», Serge Provencher déplore d'ailleurs le «tiers-monde spirituel» légué par les baby-boomers à la jeunesse québécoise d’aujourd’hui — une jeunesse «privée d’éducation à la vie intérieure et abandonnée à l’individualisme matérialiste, voire au nihilisme».